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expositions

Renaissance d’un jardin des Lumières

21 août 2015 Il reste encore un mois et demi pour profiter de l’exposition promenade ?“Je raffole de la botanique” dans le Parc d’Ermenonville, en région parisienne. Parc paysager hors du commun, le parc Rousseau est le premier témoignage en France du jardin pittoresque, caractéristique du XVIIIe, siècle des Lumières. Une nouvelle idée de la nature s’impose, donnant naissance à l’art paysager, le paysage étant dessiné comme un tableau à composer avec l’introduction des fameuses “fabriques” caractéristiques du parc.

Parc d’Ermenonville


« Je raffole de la botanique : cela ne fait qu’empirer tous les jours. Je n’ai plus que du foin dans la tête, je vais devenir plante moi-même un de ces matins... ».   Lettre de J.-J. Rousseau à François Henri d’Ivernois, 1er .

Cette exposition-promenade présentée sous forme de 36 panneaux disposés en 11 haltes dans le parc, invite à partir  à la rencontre  de ce qui fut une véritable passion pour le philosophe. Dans ces jardins conçus au XVIIIe siècle par le marquis de Girardin, Rousseau s’est plu à herboriser et « trier son foin » durant les dernières semaines de sa vie, en 1778, souvent accompagné de l’un des fils de son hôte, avant d’être inhumé sur l’Ile des Peupliers.

L’exposition donne à découvrir les multiples aspects de cette pratique à laquelle il s’adonne dès 1765 : à la fois passe-temps « purgatif de l’âme »,  savoir encyclopédique et science de l’observation du détail. On y découvre un Rousseau naturaliste, pleinement au fait des grands débats de son époque quant aux classifications du monde végétal, et les contacts qu’il lie avec les grands naturalistes du moment comme le bernois Albrecht von Haller, les parisiens Bernard et Antoine-Laurent de Jussieu ou le suédois Carl von Linné. On s’imprègne de sa pensée philosophique, on découvre ses opinions sur les jardins?et son engagement pédagogique à?faire comprendre à autrui l’anatomie, la classification des espèces végétales et leur montage en herbier.  Sa célébrité a incontestablement servi l’essor de la discipline, comme en témoigne la traduction en plusieurs langues des Lettres élémentaires sur la botanique : fruit d’une correspondance avec Madame Delessert, qui visait à « amuser la vivacité » de sa fille et qui aura suscité et suscite encore de nombreuses vocations. Cette passion pour le règne végétal trouve une résonance singulière dans le jardin pittoresque d’Ermenonville, lui-même inspiré par une vision rousseauiste de la nature et dernier paysage pour la célèbre silhouette, un bouquet à la main.

« Seul avec la nature et vous, je passe dans mes promenades champêtres des heures délicieuses, et je tire un profit plus réel de votre Philosophia Botanica que de tous les livres de morale ».

Lettre de Rousseau à CarlvonLinné adressée en 1771.

 

Les “fabriques” : du temple de la philosophie moderne à la prairie arcadienne ... Edifices d’agrément, au départ réservés à la peinture de paysage, les fabriques suggèrent des haltes au promeneur ; certaines ont des fonctions pratiques, d’autres symboliques. Si le parc en comptait près d’une cinquantaine (cabanes, autels, colonnes...),

19 fabriques tout juste restaurées subsistent dans le parcours actuel. 

En image extrait du parcours  des Fabriques

Parc d’Ermenonville

Parc d’Ermenonville


La grotte des Naïades, dédiée à ces nymphes issues de la mythologie grecque, l'est aussi à Willima Shenstone : ce poète anglais traduit ici par Girardin est le créateur des jardins anglais de Leasowes, inspiration directe du parc d'Ermenonville. La grotte est une invitation à voir et entendre  la cascade, faire l'expérience du passage de l'ombre à la lumière, métaphore platonicienne d'un passage de l'ignorance à la connaissance. La sortie offre un point de vue sur le lac et l'Ile des Peupliers. Elle est aussi un élément de mise en scène du parcours.

Parc d’Ermenonville


Le banc  de la Reine doit son nom à la visite de Marie-Antoinette qui s'y serait assise au printemps 1780. Son positionnement offre une vue sur l'ile des Peupliers et laisse deviner, aux saison froides, le Temple de la Philosophie moderne.

Parc d’Ermenonville


Le pont de l'Ermitage tient son nom d'une fabirque disparue, une maisonnette en bois qui se trouvait sur la butte. Conçu entièrement d'après des sources iconographiques et manuscrites fait de robimier, faux acacia prélevé sur le site et érigé sur des soutenements anciens, il fait partie de l'importante opération de restauration menée par le Conseil général de l'Oise depuis 2010.

Parc Rouseau


L’île des Peupliers et le cénotaphe de Jean-Jacques Rousseau. Dès la  mort de Jean Jacques Rousseau, l’île devient un lieu de pèlerinage important et jusqu’au milieu du XIXè siècle, et ce en dépit du transfert de ses cendres au Panthéon en 1794.  De très nombreuses personnalités et de voyageurs inconnus témoignèrent avec emphase de leur voyage à Ermenonville. L’île est devenue si célèbre qu’elle s’est disséminée dans toute l’Europe sous forme de citation ou de reproduction. 

Parc d'Ermennonville


Le tombeau de Rousseau est l’œuvre du sculpteur Jacques Philippe Le Sueur d’après un dessin du peintre Hubert Robert.

Parc d'Ermennonville

Parc d'Ermennonville


Le kisque chinois fut édifié fin XIXè. Il ne subsiste que sa bas circulaire.Inspirée des chinoiseries du XVIIIè siècle, cette construction utilisait la technique de rusticage en béton armé imitant les veines du bois.

Parc d'Ermennonville


La grotte aux ossements. Convaincu par la présence d'ossement humains dans cette grotte, qui selon Girardin, aurait pu servir de cache lors des guerres de religion, il fit insaller à proximité une stèle déplorant la folie des hommes et les ravages de l'intolérance.

Parc d'Ermennonville

Parc d'Ermennonville


Emblématique du parc, le Temple de la philosophie est dédié à Montiagne qui a tout dit. La colonnade est dressée à la mémoire des grands esprits modernes et glorifie autant la connaissance scientifique que la philosophie.

Parc d'Ermennonville


L'autel de la Rêverie rappelle les autels romains dédiés aux offrandes divines, cette fabrique donne son nom à la clairière en pente douce, "la plage de la rêverie". 

Parc d'Ermennonville


Le Beursault est le nom ancien de ce jeu d'arc, du vieux français bercail, cible. Témoin de la tradition d'archetier du pays du Valois, il se compose de deux buttes opposées et distantes de 50 mètres. A équidistance des buttes se trouvent des gardes qui soutiennent le regard. ce jeu d'arc est régulièrement réactivité pour des démonstrations ou des initiations.

Parc d'Ermennonville


Le Château d'eau d'architecture néogothique avec ses créneaux et gargouilles ornementales, se présente comme un pastiche de donjon médiéval. il a été édifié à la fin du XIXè siècle. 

Parc d'Ermennonville


La tombe du peintre Meyer

Parc d'Ermennonville


Le pont de l'Ermitage

Parc d'Ermennonville

Parc d'Ermennonville

Parc d'Ermennonville

Parc d'Ermennonville

Parc Rousseau


René Louis de girardin (1735-1808), créateur du jardin, auteur du traité « De la composition des paysages » Après une carrière militaire au service de Stanislas Leszcynski, duc de Lorraine,
il entreprend de nombreux voyages à travers l’Europe. Il hérite du château, du domaine d’Ermenonville et d’une fortune qu’il investit dans ce projet inédit de jardin paysager. Il prend le soin d’attirer les visiteurs prestigieux et la réputation des jardins d’Ermenonville est grandissante. L’épisode révolutionnaire le voit séquestré dans son propre château, incarcéré sous la terreur jusqu’à la chute de Robespierre. profondément blessé par le devenir de

ses jardins saccagés par les catastrophes naturelles ou les aléas de l’Histoire, le marquis de Girardin quitte définitivement Ermenonville vers 1795 et s’installe à Vernouillet où il recrée un jardin et meurt en 1808.

Les 60ha du Parc actuel ne représentent qu’une partie du vaste ensemble conçu par le marquis René-Louis de girardin qui avoisinait les 200 ha : les jardins d’Ermenonville autour du château (parc actuel), le parc au nord et le “Désert” situé au nord-ouest. 

 


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